Retraitement algorithmique
Les propriétés attendues du retraitement algorithmique pour la génération d’aléa sont maintenant énoncées.
- Les primitives cryptographiques employées par le retraitement algorithmique doivent être conformes au référentiel.
- Dans l’hypothèse où l’état interne est fiable, même en cas de défaillance des sources d’aléa présentes, les sorties successives du retraitement doivent être parfaitement aléatoires du point de vue de l’attaquant. De plus, la connaissance de ces sorties ne doit pas mettre en danger la confidentialité des états internes.
- Une compromission affectant l’état interne et/ou les sources d’aléa éventuellement présentes ne doit pas permettre à l’attaquant de déduire de nouvelles informations sur les sorties passées.
Le but du retraitement est de garantir la qualité de l’aléa généré en s’appuyant sur la robustesse de primitives cryptographiques, sous réserve d’une bonne initialisation. De plus, comme la détection des pannes physiques est délicate, on souhaite limiter leur impact sur la sécurité du générateur final.
Les mécanismes de retraitement d’aléa suivants définis dans le standard NIST SP 800-90Ar1 [29] sont conformes au référentiel : HMAC_DRBG et Hash_DRBG mettant en œuvre la fonction de hachage SHA-384, et le mécanisme CTR_DRBG mettant en œuvre la primitive de chiffrement par bloc AES-256. La règle RègleGénAléaRetraitement.3 est satisaite en ce sens que la transition d’état effectuée après le traitement de chaque requête de génération d’aléa est irréversible.